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LE BLANC ET LE NOIR

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Dans la vie rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Ni droite / Ni gauche / Ni extrémismes mais résolument Contre le Système totalitaire marchand


Affrontements entre l'armée syrienne et les miliciens kurdes à Hassaké (suite) - L'US air force intervient

Publié par Leblancetlenoir sur 20 Août 2016, 20:00pm

Catégories : #Syrie, #TURQUIE, #RUSSIE, #IRAN, #KURDISTAN, #ETATS UNIS

Affrontements entre l'armée syrienne et les miliciens kurdes à Hassaké (suite) - L'US air force intervient

Les milices kurdes ont occupé des positions tenues par les forces gouvernementales à Hassaké, une ville du nord-est de la Syrie, a rapporté vendredi 19 août un responsable de la milice kurde YPG.
Les forces kurdes, qui contrôlent déjà en grande partie la ville de Hassaké, ont investi des bâtiments du gouvernement, dont une université d'économie, a annoncé Nasser Hadj Mansour, responsable de la milice kurde YPG.
Les combattants kurdes ont notamment gagné du terrain dans le sud de la ville.
Les affrontements avec les forces kurdes cette semaine à Hassaké ont poussé l'aviation gouvernementale syrienne à bombarder pour la première fois depuis le début du conflit des quartiers contrôlés par les forces kurdes.
13 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées jeudi 18 août lors de ces frappes tandis que de nombreux civils cherchaient à fuir les zones de combat.
Il s'agit des affrontements les plus sérieux entre les deux camps depuis ceux qui s'étaient déroulés en avril à Qamichli, une autre ville du nord-est de la Syrie dont l'armée de Damas n'a pas été totalement chassée.

Dernières précisions de notre correspondant N.R.
Les combats ont éclaté mardi 16 août. Ils ont repris mercredi 17 août dans la soirée, lorsque les forces pro-régime, parmi lesquelles le 5e régiment des gardes-frontières et les miliciens des Forces de Défense Nationale (FDN) ont attaqué des postes de contrôle kurdes le long d'une série de points le long du bord de la zone de contrôle du gouvernement: y compris près de la station de gaz Marsho juste au nord du stade municipal de la ville, à proximité de l'autoroute menant à Qamishli, et les zones autour de l'Église assyrienne d'Orient, près de la gare de Hassaké. Les violents combats se sont poursuivis jeudi 18 et vendredi 19 août entre les unités de l'armée syrienne et les forces kurdes. Selon les premières informations, seize combattants des deux bords auraient perdu la vie au cours des combats du jeudi 18 août.
Selon l'agence d'information kurde "Firat", les miliciens kurdes ont occupé la région d'al-mashtale et capturé 10 soldats syriens. Ils ont lancé un ultimatum, exigeant que la garnison militaire et la police armée du parti Baas quittent la ville immédiatement.
Un dangereux développement : L'armée de l'air américaine intervient
On vient d'apprendre que les Etats-Unis venaient d'envoyer en urgence plusieurs avions pour pour protéger les forces kurdes qui collaborent avec des conseillers américains, bombardés depuis deux jours par les appareils de l'armée de l'air syrienne.
"Cela a été fait pour protéger les forces de la coalition", a précisé vendredi le capitaine Jeff Davis, porte-parole du Pentagone. Il a reconnu qu'une confrontation aérienne était survenue, jeudi 18 août près d'Hassake. "Nous avons clairement montré (aux avions syriens) que les appareils américains défendraient les troupes au sol si elles étaient menacées".
Ainsi, les Etats-Unis ne sont plus seulement engagés aux côtés des Kurdes dans leur lutte contre l'Etat Islamique, mais risquent d'être entraînés dans une confrontation directe avec l'armée de l'air syrienne. Or, on sait que l'objectif des Kurdes est de conquérir une autonomie régionale, ce qui positionne l'administration américaine du côté de cette option autonomiste..
Il y a fort à parier qu'une violente réaction du gouvernement turc devrait intervenir.
Visite surprise du chef de la diplomatie turque en Iran
C'est sans doute dans ce bras de fer régional entre Américains et Russes qu'il faut placer la visite surprise du ministre des Affaires Etrangères turc à Téhéran.
Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, dont le pays soutient la rébellion syrienne, a effectué jeudi une visite en Iran, qui appuie le président Bachar el-Assad. Le ministre turc est venu discuter des questions régionales, a annoncé vendredi le ministère iranien des Affaires étrangères.
Cette visite non annoncée de M. Cavusoglu est intervenue après celle, le 12 août dernier, du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à Ankara où il s'était entretenu avec le président Recep Tayyip Erdogan.
Lors de cette visite, la Turquie s'était engagée à coopérer avec l'Iran à une résolution du conflit en Syrie, malgré les divergences des deux pays sur cette crise.
"Mevlüt Cavusoglu a effectué hier une courte visite à Téhéran (...) pour poursuivre les consultations à propos des questions régionales et les relations bilatérales", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Bahram Ghassemi, selon la télévision d'Etat.
Selon lui, les deux pays ont décidé d'organiser dans un avenir proche "de nombreuses rencontres à différents niveaux entre les hauts responsables des deux pays".
Les médias iraniens font notamment état d'une possible visite de M. Erdogan à Téhéran dans les prochains jours.
La visite de M. Zarif le 12 août en Turquie intervenait quelques jours après celle de M. Erdogan en Russie qui, avec le président Vladimir Poutine, a remis les relations turco-russes sur les rails après une brouille de près de neuf mois.
Le déplacement de M. Erdogan en Russie et la visite de M. Cavusoglu donnent lieu à des spéculations sur un rapprochement sur le conflit syrien entre ces trois pays.
Téhéran et Moscou sont alliés du président syrien dans la guerre en Syrie, tandis que la Turquie soutenait jusqu'ici les insurgés et demandait le départ de Bachar el-Assad.
Mais il semble que Turcs, Russes et Iraniens auraient trouvé un terrain d'entente en ce qui concerne la nécessité de "conserver l'intégralité territoriale" de la Syrie, ce qui sous-entend que les trois pays sont résolument contre un démembrement du pays selon des lignes de partage ethnique et confessionnel. C'est évidemment la question kurde qui a provoqué un rapprochement d'Ankara avec Moscou et Téhéran.

Jean René Belliard

http://jrbelliard.blog.tdg.ch/archive/2016/08/20/affrontements-entre-l-armee-syrienne-et-les-miliciens-kurdes-278295.html

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