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LE BLANC ET LE NOIR

LE BLANC ET LE NOIR

Dans la vie rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Ni droite / Ni gauche / Ni extrémismes mais résolument Contre le Système totalitaire marchand


Jean Thiriart, le penseur de l'unification européenne

Publié par Leblancetlenoir sur 17 Décembre 2016, 16:17pm

Catégories : #Jean Thiriart, #EUROPE, #POLITIQUE, #ETATS UNIS, #RUSSIE, #IMPERIALISME AMERICAIN, #NATIONALISME EUROPEEN, #Bonnes feuilles

Idée cadeau, faîtes plaisir et faîtes découvrir autour de vous la biographie de Jean Thiriart par l'un de ses proches, Yannick Sauveur, qui n'a jamais été membre du mouvement Jeune Europe, ainsi qu'il a pu être dit et écrit ici ou là. Ce livre, écrit Yannick Sauveur, a pour première ambition de sortir de l’oubli un homme, une organisation, des idées dont l’originalité était certaine. Il s’agit de remettre à sa juste place un homme dont le tort fut d’avoir eu raison trop tôt. Jean Thiriart avait l’habitude de dire qu’il avait vingt-cinq ans d’avance, ce qui était exact. On l’a présenté comme utopiste, ce à quoi il n’avait pas tort de rétorquer que « l’unification italienne était une utopie en 1840. Le IIème Reich allemand était impensable en 1860. Une Russie marxiste décrite en 1914 eût été un sujet d’hilarité ».

 

Jean Thiriart (1922-1992): «J'ai déjà pesté et tonné il y a 30 ans contre les petits nationalismes , le français, l'anglais, l'allemand. J'étais loin d'imaginer la déchéance dans laquelle nous allions tomber à la fin de notre siècle: la déchéance de l'esprit politique avec les micro-nationalismes.» (1992.)

Naître à Bruxelles dans un pays où l'on se sentira toujours à l'étroit, cela scelle un destin européen. Au-delà d'un itinéraire qui l'amènera du socialisme au communisme spartiate via le national-socialisme et le soutien à l'OAS, une permanence habite Jean Thiriart : celle de l'unification européenne, qui sera son obsession tout au long de sa vie publique. Avec Jeune Europe, mouvement transnational qu'il crée en 1963, puis Un Empire de 400 millions d hommes : l'Europe, écrit en 1964, enfin avec la revue mensuelle La Nation européenne (1966-1969), Thiriart offre une vision géopolitique des grands espaces en opposition avec les nationalismes étroits. La Société d'optométrie d'Europe, qu'il fonde en 1967 et qu'il présidera jusqu'en 1981, préfigure, dans son domaine professionnel, l'Europe unitaire et communautaire qu'il appelait de ses vœux. Loin de l'activisme militant, il réapparut au début des années 80 en tant que théoricien avec une hauteur de vues qui dénote la clairvoyance de celui qui a toujours su se placer dans la longue durée et en dehors des contingences politiciennes. Son voyage à Moscou, en 1992, où il rencontre des personnalités de tous bords, précède de peu sa mort, que nul n'attendait si tôt. Ce « Qui suis-je?» Thiriart a pour ambition de sortir de l'oubli un homme injustement méconnu, dont un des mérites fut de dépasser les clivages droite/gauche. Révolutionnaire inclassable, « jacobin de la très Grande Europe », son esprit visionnaire, puisant son inspiration chez Machiavel et Pareto, demeure d une grande actualité dans un monde en pleine mutation.

Yannick Sauveur, "Qui suis-je ?" Thiriart, Editions Pardès, 2016.

sarl.pardes@orange.fr

 

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