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LE BLANC ET LE NOIR

LE BLANC ET LE NOIR

Dans la vie rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Ni droite / Ni gauche / Ni extrémismes mais résolument Contre le Système totalitaire marchand


Fillon et Macron, le parti du pognon

Publié par Leblancetlenoir sur 4 Février 2017, 18:48pm

Catégories : #POLITIQUE FRANCE, #FILLON, #MACRON, #Société, #FRONT NATIONAL

La lecture des sites et publications droitiers traitant de l’affaire Fillon est assez sidérante. L’argumentaire se décline en moult versions qui toutes reviennent à défendre l’indéfendable. En gros, les affaires, il y en a toujours eu. Rien de nouveau sous le soleil ! Du reste, la gauche serait mal venue, elle qui a connu son lot de scandales.

Bien sûr, il y a les adeptes de la théorie du complot : pourquoi maintenant ? Qui en est à l’origine ? Il faudrait se poser la question de « l’orchestration de cette affaire politico-médiatique », à preuve la rapidité de la réaction du Parquet national financier !

Autre argument invoqué : le problème du financement des activités politiques ! Oui, on veut bien en convenir, le système actuel est pourri, il excuse par conséquent les dérapages, les libertés prises avec la réglementation.

Last but not the least, l’argument « démocratique » ! Ce serait de la faute des accusateurs qui savaient depuis longtemps mais ont laissé les primaires de la droite se faire. Il y aurait « confiscation démocratique » puisque le renoncement de Fillon sous la pression serait une atteinte à l’expression du résultat acquis au soir du 2ème tour de la primaire de droite.

On reste confondu devant l’inanité de tels arguments car, de toute évidence, peu importe l’origine de l’information (en l’espèce, il n’est pas douteux qu’elle puisse venir du clan Sarkozy !), peu importe l’exploitation politicienne qui en est faite car, en définitive, si Monsieur Nobody avait été le monsieur Propre, vertueux qu’il prétendait être, toutes ces questions ne se poseraient pas aujourd’hui.

Leblancetlenoir

 

 

Fillon et Macron, le parti du pognon

Fillon et Macron, c'est le Janus à double face d'une bourgeoisie d'affaires qui sait, de toute façon, qu'elle tirera son épingle du jeu électoral, cette farce dont nous sommes les dindons. Fillon et Macron, c'est le même parti, le parti du pognon. 

JPEG Le plus étonnant, dans l'affaire Fillon, c'est l'étonnement qu'elle provoque. La droite a toujours été liée aux puissances d'argent, elle en est le porte-parole naturel. Cette droite dont le notable sarthois présente le visage, qui plus est, n'est pas n'importe quelle droite. C'est la droite libérale, orléaniste, celle dont l'exhortation adressée à ses pairs par François Guizot, en 1840, résumait la vision du monde : « Enrichissez-vous ! ». D'un François à l'autre, du premier ministre de Louis-Philippe à celui de Nicolas Sarkozy, cette bourgeoisie qui tient le haut du pavé concentre la richesse et monopolise le pouvoir. C'est sa raison d'être.

 

On a dit que M. Fillon s'était fort mal défendu. C'est vrai. On l'accuse d'avoir payé sa femme à ne rien faire avec de l'argent public. Il répond qu'il a aussi payé ses enfants ! La seule explication à cette plaidoirie suicidaire, c'est que M. Fillon ne voit pas le problème. Ce qu'il a fait, à ses yeux, est dans l'ordre des choses. Arrogance de riche ? Oui, bien sûr, mais surtout bonne conscience de ceux que leur proximité avec le capital dote d'un sentiment d'immunité. S'il n'y a rien d'étonnant à ce que les représentants des riches aiment l'argent, il n'y a rien d'étonnant non plus à ce qu'ils trouvent normal de s'enrichir à leur tour par tous les moyens.

 

Quand vous êtes en difficulté et qu’on prend votre défense, il y a toujours un imbécile qui vend la mèche. Parmi les défenseurs du candidat de droite, Gérard Longuet s’est distingué par sa finesse. la dotation allouée aux parlementaires, a-t-il dit, n'est pas de l'argent public. Une fois attribuée aux élus, elle est libre d'emploi, non affectée à ceci ou à cela. Juridiquement faux, l'argument vaut son pesant de cacahuètes. Il signifie qu'entre les mains des politiciens l'argent public se privatise, qu'il s'affranchit de l'intérêt général. Ce n'est plus une enveloppe à dépenser dans l'exercice de ses fonctions, mais un complément de rémunération pour toute la famille. Le pognon de Pénélope ? Très simple. C'est une allocation familiale de luxe pour commis de la bourgeoisie.

Le plus cocasse, c'est qu'en face du châtelain orléaniste, les médias ont propulsé sur la scène un produit à peine décongelé qui dégage le même parfum de billets de banque. Car Emmanuel Macron, lui aussi, est un homme d'argent. Prévoyant, ce jeune vautour du CAC40 s'est constitué un petit matelas de quelques millions d'euros qui l'autorise à dire que les Français, ces illettrés aux mains sales, ne travaillent pas assez. L'ex-trader de chez Rothschild n'est pas un notable au sens classique, mais un affairiste polyglotte, symbole de cette élite mondialisée dont ses supporters Alain Minc et Jacques Attali ânonnent le credo à longueur d'antenne. Candidat de la bourgeoisie branchée et friquée, c'est un pur produit de la caste.

C'est pourquoi les médias asservis aux neuf milliardaires ont lancé sur le marché cette nouvelle offre politique comme on fait la publicité d'une savonnette. Macron, c'est le véritable plan B de la droite. Elle a fait une erreur de casting, elle a parié sur le mauvais cheval, mais la candidature du bébé Rothschild résout le problème. Elle pare à la défaillance du Sarthois, ce cheval de bât qu’on a pris pour un cheval de course. Macron, dont la campagne a été financée par les crédits du ministère des Finances, est un adepte de la privatisation des fonds publics, lui aussi. Comme Fillon, il ne voit pas le problème. Son budget de campagne est abondé par la City ? Faisons fi des frontières ! Il ne paye pas l’ISF ? Qu’importe ! Il il va supprimer cet impôt scandaleux qui a transformé la France en démocratie populaire.

Fillon et Macron, c'est le Janus à double face d'une bourgeoisie d'affaires qui sait, de toute façon, qu'elle tirera son épingle du jeu électoral, cette farce dont nous sommes les dindons. Fillon et Macron, c'est le même parti, le parti du pognon. L'élection présidentielle de 2017 est pipée d'avance. Face à un Front national dont la seule fonction est de jouer les épouvantails (ses partisans devraient au moins une fois dans leur vie se demander pourquoi), le candidat du système passera la rampe. Adoubé par les médias au service de l'oligarchie, ce candidat au profil de chouchou des belles-mères ne sera pas l'élu du peuple, mais du bourrage de crânes.

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