Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

LE BLANC ET LE NOIR

LE BLANC ET LE NOIR

Dans la vie rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Ni droite / Ni gauche / Ni extrémismes mais résolument Contre le Système totalitaire marchand


Macron : Deschanel, Jean XXIII, Poutine ou Louis XVI ?

Publié par Leblancetlenoir sur 13 Mai 2017, 13:41pm

Catégories : #POLITIQUE FRANCE, #MACRON, #MEDIAS

 

Ceux qui me connaissent, savent à quel point j’ai adoré la façon dont les « élites » nous ont fourgué l’improbable freluquet. Tour de passe-passe virtuose qui a toutes les caractéristiques d’un coup d’État (il n’y a pas que des coups d’État militaires). Sur Macron lui-même, je n’ai pas d’avis, seulement des impressions. Sa trajectoire antérieure et la campagne électorale n’ayant pas permis de savoir ce qu’il avait dans le ventre. Pour l’instant, c’est un peu l’expectative, quoique quelques signes soient plutôt inquiétants comme la première visite de lundi à Berlin pour aller s’incliner devant la patronne. L’histoire nous montre cependant que la circonspection n’est jamais inutile. Les oligarques mafieux qui ont porté Vladimir Poutine au pouvoir au début des années 2000, persuadé de tenir une marionnette, en ont été pour leurs frais. Comme les cardinaux du conclave d’octobre 1958 qui n’avaient pas réussi malgré 10 tours de scrutin à se mettre d’accord et finirent par choisir une personnalité bonasse dont ils étaient sûrs qu’il serait pape de transition. Tu parles ! Il te leur a  mis leur Église cul par-dessus tête, un bonheur !

Tiens, puisqu’on en est à parler des cathos, on va les féliciter pour leurs performances à l’occasion de la présidentielle. Tout d’abord, un de leurs courants nommé sans complexe « sens commun » a trouvé astucieux de s’intégrer en tant que tel dans le parti « Les Républicains ». Pour réaliser des entretiens d’embauche à l’occasion de la primaire de la droite, et ensuite choisir un candidat et le faire élire. Sous le bombardement, celui-ci les traînera comme un boulet, le camp du bien ayant bien compris qu’il valait mieux activer les vieux réflexes, que de parler du vrai problème religieux qui se pose aujourd’hui en France, celui de l’islam. Une fois Fillon éliminé, la hiérarchie ecclésiastique, comme une poule qui a trouvé un couteau, et j’oserais dire comme d’habitude, a multiplié contorsions et pas de côté face aux furieuses injonctions antifascistes, antinazies, anti-z’heures sombres. De communiqués alambiqués, en déclaration chantournées, démontrant qu’Ignace de Loyola était toujours bien vivant. Tout ceci n’a pas manqué de mettre un sacré bazar chez les cathos, qui dans une espèce de surenchère ont tapé sur leurs évêques, doctement commenté des Évangiles, donné des cours de morale, pour finir par aller en gros bataillons voter pour le tenant de l’ipséité mystique et transcendantale. Et reprendre la pleurniche juste après pour dire que quand même « les vraies questions » n’avaient pas été abordées pendant la campagne. Sans blague !

La digression anticléricale étant terminée, revenons à  l’avalanche de critiques sur le bazar qui entoure les investitures des législatives et qui est un peu injuste. Il faut quand même rappeler que le mainstream et les médias couchés dans l’adoration du nouveau Christ ne représentent quand même pas toutes la France. Un petit peu stupéfait de ce qui vient de se produire, le pays essaie de retrouver ses marques. Les deux grands partis qui se partageaient le pouvoir depuis 40 ans sont en lambeaux, et créer un mouvement ex nihilo ne s’improvise pas. Et il y a une certaine ironie à reprocher la verticalité du fonctionnement de la secte macronienne dans le choix de ses candidats. Surtout quand les critiques viennent de ceux qui ont participé d’enthousiasme à des primaires dont le grotesque du résultat et les conséquences permettent d’espérer qu’on en a fini avec ces conneries. Les socialistes avaient commencé en présentant une brêle en 2007 qui se fit écraser dans une élection imperdable, pour ensuite offrir à la France en 2012 une catastrophe ambulante de président qui a réussi l’exploit d’humilier son peuple à peu près tous les jours. Et qui donne l’impression de vouloir continuer…

Alors, moquer « En Marche » pour les couacs, les palinodies, les erreurs c’est quand même un peu gonflé, surtout quand en gros bataillons, on a obéi aux injonctions de la grande quinzaine antifasciste et permis la réussite du coup d’État. Si j’étais à la place d’Emmanuel Macron, un peu que j’essaierais de contrôler au millimètre les investitures des gens que j’espère voir siéger au Parlement. Un parti politique n’a pas à être à l’image de la société, et son fonctionnement ne peut être le reflet de celle que l’on veut. Et mine de rien, le télévangéliste et ses commanditaires risquent gros

Dire ça, n’est pas annoncer qu’on va renoncer à leur faire politiquement la peau. Et pas plus tard qu’aux prochaines élections législatives. Mais en menant les bons combats, et en parlant des vrais sujets.

http://www.vududroit.com/2017/05/macron-deschanel-jean-xxiii-poutine-louis-xvi/

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents