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LE BLANC ET LE NOIR

LE BLANC ET LE NOIR

Dans la vie rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Ni droite / Ni gauche / Ni extrémismes mais résolument Contre le Système totalitaire marchand


Un banquier à l’Elysée, Marine Le Pen atomisée

Publié par Leblancetlenoir sur 19 Mai 2017, 10:12am

Catégories : #PRESIDENTIELLE, #MACRON, #LE PEN, #FRONT NATIONAL

 

 

 

 

Loin des sempiternels discours de la classe politico-médiatique ressassant en boucle le prétendu danger fâchiste du Front National, voici un extrait de l'éditorial de l'hebdomadaire Rivarol (N° 3282 du 11/5/2017). Même si nous sommes assez éloignés des positions défendues par ce journal, force est de reconnaître une des meilleures analyses de l'insuffisance de la dirigeante du FN.

Leblancetlenoir   

Un banquier à l’Elysée,

Marine Le Pen atomisée

 

(…) Le succès d’Emmanuel Macron, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée et ex-conseiller économique de Hollande, ci-devant ministre de l’Economie, n’est donc pas le fruit du hasard. Le jeune homme de 39 ans s’est par ailleurs montré habile et a su profiter de circonstances favorables. Contrairement à Jacques Chirac avant lui, Emmanuel Macron a accepté le rituel du débat de l’entre-deux-tours. Et bien lui en a pris à en juger par le résultat. Les partisans de Marine Le Pen pensaient que le débat télévisé regardé par 16,5 millions de téléspectateurs lui permettrait de refaire une partie au moins de son retard. C’est le contraire qui s’est produit. Les sondages à la veille de ce duel indiquaient des intentions de vote autour de 40 à 41 % pour la présidente en congé du Front national. Et après ce débat Marine Le Pen finit à 33,9 %. Le débat lui a fait perdre quelque sept points, ce qui est considérable. Pendant deux heures et demie elle a montré à la France entière son vrai visage : une insupportable vulgarité (« buvez un coup, ça ira mieux » osa-t-elle dire avec une rare élégance à Macron), une incompétence et une inculture abyssales, une bêtise à front de taureau qui n’a d’égale que son mépris ricanant, ses rictus grotesques, ses mouvements brusques sur sa chaise, une incroyable désinvolture à ce niveau et à ce stade de la compétition, un rire permanent et odieux, un vide doctrinal sidéral. Avec sa gouaille de poissonnière, son manque de hauteur et son irresponsabilité, elle a réussi l’exploit de présidentialiser son adversaire, pourtant terne jusque-là dans ses prestations, mais qui dans ce duel est resté calme, digne, pédagogue, professoral, maîtrisant ses dossiers et développant patiemment son projet alors que Marine Le Pen n’avait rien à dire, rien à opposer. Elle n’a fait que manier l’invective de façon aussi agressive que stérile. Pas un mot sur l’immigration et la démographie, pas un mot sur le Grand Remplacement, sur la famille, sur l’identité et la sécurité, pas un mot sur la défense de la civilisation, sur les enjeux de ce scrutin, sur les graves dangers menaçant la survie et la pérennité du pays. Elle pensait stupidement qu’à force d’aboyer, elle déstabiliserait son contradicteur qui sortirait de ses gonds. C’est elle en réalité qui s’est discréditée. On n’a jamais intérêt à sous-estimer un adversaire.

POUR AIMER, on a besoin d’admirer et dans ce débat Marine Le Pen s’est montrée profondément antipathique. Il suffisait de naviguer sur les réseaux sociaux, les forums de discussion pour constater à quel point sa prestation avait été jugée catastrophique et combien les commentaires étaient sévères à son endroit. Dans ce débat elle a perdu tout crédit. C’est si vrai qu’un certain nombre d’électeurs qui avaient voté pour elle au premier tour ont préféré rester chez eux ou voter blanc au second tour tellement ils ont été choqués et se sont sentis humiliés par son comportement, son incompétence. « Elle nous fait honte » confessaient plusieurs nationaux sur des forums, « elle a été nulle, lamentable » ajoutaient d’autres partisans qui jugeaient incompréhensible ce naufrage que personne ou presque n’avait vu venir. Cette campagne de second tour a été un festival de médiocrité, de bévues et d’amateurisme de la part de Marine Le Pen et de son équipe qui n’ont eu de cesse de sombrer dans le ridicule et le grotesque : on a ainsi eu droit à Villepinte le 1er mai au plagiat mot pour mot de larges extraits d’un discours que Fillon avait prononcé quinze jours plus tôt. Si Madame Le Pen était capable d’improviser et de prononcer des discours sans note, comme Mélenchon et comme son père avant elle, cette mésaventure ne lui serait pas arrivée. Puis il y eut les palinodies et tergiversations incessantes au sujet de l’euro qui achevèrent de rendre inaudible le discours de la candidate. Ses différents lieutenants se contredirent, s’emmêlèrent les pinceaux sur la question. Quant à Marine Le Pen, elle toucha le fond littéralement pendant le débat, donnant le sentiment qu’elle-même ne savait pas précisément quelle politique elle allait mener, selon quel calendrier, se trompant sur l’écu, étant floue sur les deux monnaies, affirmant qu’avec elle tous les pays européens retrouveraient leur monnaie nationale comme si elle pouvait décider à la place de l’Allemagne, de l’Italie, du Benelux et des autres pays de la zone euro. C’est qu’au fond elle n’a aucune conviction, aucune passion, aucune vision du monde, aucune flamme. Si elle était sincère, si elle avait du coffre, si elle servait un idéal, elle n’aurait pas eu besoin d’étaler tant de dossiers devant elle, elle aurait trouvé les mots, les formules, les codes pour toucher les cœurs et les esprits des téléspectateurs. Mais l’on ne peut donner ce que l’on n’a pas, transmettre ce que l’on n’a pas reçu. Pendant tout ce débat Marine Le Pen a projeté son propre vide. L’expérience fut saisissante, effrayante. Car si cette virago est pleine d’elle-même, elle est fondamentalement vide. Elle se trouve être l’héritière de Le Pen, elle aurait dû être l’héritière de Régine.

CE SOIR-LÀ, à trois jours d’un scrutin majeur, le vernis a craqué, elle s’est révélée. Elle s’est mise à nu. Et ce ne fut pas beau à voir. Ce sont quinze ans de stratégie de dédiabolisation qui sont subitement partis en fumée. Depuis 2002 elle répétait qu’il fallait se professionnaliser, acquérir une culture de gouvernement, se désenclaver, se dédiaboliser et voilà qu’elle se rediabolise toute seule, pis qu’elle se ridiculise. (…)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N°3282 DU 11 MAI 2017

www.rivarol.com

 

 

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